Until Then : le DLC Afterimages sort aujourd'hui, deux ans après l'original
L'aventure narrative philippine de Polychroma revient avec deux nouveaux chapitres consacrés à Mark et Sofia. Voici ce qu'ajoute Afterimages, où y jouer, et s'il vaut le coup d'y replonger.
Il y a deux ans, un petit studio de Manille a sorti un jeu qui a laissé beaucoup de joueurs en larmes à 2h du matin. Aujourd’hui, il leur réclame quelques heures de plus.
Until Then : Afterimages sort le 18 juin sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch. C’est une extension narrative payante pour Until Then, l’aventure narrative du studio philippin Polychroma Games, et elle arrive une semaine avant le deuxième anniversaire du jeu de base, le 25 juin.
Si vous avez manqué l’original, voici la version courte. Until Then se déroule dans des Philippines à la chronologie alternative et suit Mark, un lycéen dont la vie ordinaire commence à se déliter après une rencontre fortuite. C’est une histoire du quotidien construite autour d’un mystère surnaturel discret, racontée à travers des fils de discussion, des trajets en train et les petites humiliations de l’adolescence. Le jeu affiche actuellement une note Extrêmement positive sur Steam, et sa reconstitution de la vie philippine de tous les jours reste ce que les joueurs reviennent louer le plus souvent.
Ce qu’ajoute vraiment Afterimages
Ce n’est pas un simple lot cosmétique pour faire un tour d’honneur. Afterimages, ce sont deux nouveaux chapitres qui reprennent les personnages là où le générique les avait laissés.
- Sofia revient chez elle, vers des souvenirs qu’elle avait laissés derrière elle, le genre que l’on n’affronte qu’avec un peu de recul.
- Mark rencontre un nouvel amour et un vieil ami, et les deux fils ne restent pas bien séparés.
L’extension conserve la texture qui rendait l’original si vivant. On y trouve de nouveaux mini-jeux, de la lecture de tarot à la pâtisserie, ainsi que des applications de téléphone intégrées pour les rencontres et les vidéos courtes. Le premier jeu racontait la moitié de son histoire via le téléphone de Mark, et Afterimages s’appuie encore plus là-dessus.

Rien ici n’est pensé pour le spectacle. Le jeu de base parlait de la perte au moment où elle survient. Afterimages parle de la partie plus silencieuse, ce moment où tout le monde arrête de prendre de tes nouvelles. C’est bien plus difficile à écrire, et on sent l’équipe s’y atteler.
Pourquoi un studio indé philippin qui sort un DLC compte plus qu’il n’y paraît
La plupart des jeux narratifs indé sont des œuvres uniques. L’équipe livre l’histoire, l’histoire est le produit, et tout le monde passe à autre chose. Que Polychroma choisisse de financer et de construire une véritable extension narrative deux ans plus tard en dit long. Cela signifie que l’original a généré assez de bienveillance, et assez de ventes, pour le justifier. Pour un studio basé en Asie du Sud-Est, ce n’est pas une évidence.
Cela s’inscrit aussi dans une tendance plus large. Les studios d’Asie du Sud-Est ont gagné une vraie visibilité cette année, et Until Then continue de prouver qu’une histoire ancrée dans un lieu très précis voyage sans problème.

Polychroma célèbre la sortie avec un événement en personne, « Afterimages: the gig + game night », le 27 juin au Sari Sari à Makati City. Emballer une sortie de DLC dans un concert live dans sa propre ville, c’est une démonstration de force, et elle est méritée.
Faut-il y replonger
Si Until Then vous a touché la première fois, c’est un oui facile. Deux chapitres de plus signés de la même équipe, avec le même sens du petit détail humain, c’est exactement la suite dont cette histoire avait besoin. Si vous n’y avez jamais joué, commencez par le jeu de base. Afterimages est un rappel, et mieux vaut avoir entendu le premier set.
Pour situer Until Then parmi les temps forts de l’année, consultez notre sélection des meilleurs jeux indé de 2026 jusqu’ici. Et si vous cherchez une autre histoire du quotidien qui vous reste sur le cœur un moment, notre couverture de la sortie d’Inkonbini est une bonne prochaine étape.
Écrit par
Stive Godin
Développeur web de métier, gamer par passion. Toujours en quête du prochain grand jeu et d'un nouveau record perso à la salle. Je crée des sites web, je joue aux jeux vidéo et je soulève de la fonte.