Mythic Kart Maker, la déclaration d'amour solo aux karts des années 90 avec un éditeur de circuits intégré
Le kart racer fantastique de Dream Mix Games est arrivé en accès anticipé le 1er mai 2026. Circuits entièrement en 3D dans la lignée de Mario Kart 64, personnages en sprites pré-rendus, circuits Steam Workshop, coop en écran partagé et éditeur que vous parcourez en construisant.
Mythic Kart Maker fait partie de ces jeux que vous découvrez par hasard, puis vous vous demandez comment vous avez pu passer à côté. Le développeur solo Dream Mix Games l’a lancé en accès anticipé sur Steam le 1er mai 2026, et la majorité des discussions autour du titre se déroulent dans de petits cercles Discord et itch.io. Le pitch tient en deux moitiés. Moitié Super Mario Maker, moitié Crash Team Racing, bâti sur des circuits entièrement en 3D dans la lignée de Mario Kart 64 avec des personnages en sprites pré-rendus épais posés par-dessus. Vous conduisez le kart qui construit le circuit. Vous partagez ensuite ce circuit sur Steam Workshop et laissez les autres joueurs le démolir.
Cette seule décision de design, construire en conduisant, rend le jeu plus intéressant que le pastiche fantastique habituel du genre kart.
Ce qu’est réellement Mythic Kart Maker
Deux modes partagent le même jeu. Le premier est un kart racer fantastique avec combat véhiculaire et tout un casting de personnages fantasques. Le second est un éditeur de circuits où le kart lui-même sert de pinceau. Vous posez la route, les sauts et les pièges en roulant, puis vous bouclez pour courir ce que vous venez de créer. Les circuits terminés partent directement sur Steam Workshop, et c’est là que le jeu va vivre ou mourir.
Le canapé, c’est la vraie surprise. Écran partagé à deux, en PvP comme en coop, plus Remote Play Together pour les amis qui n’habitent pas à côté. Ce genre d’attention au multijoueur local se fait rare, et n’est presque jamais la priorité d’un projet solo.

Le style fait l’accroche
La direction artistique fait une grande partie du travail. Les circuits sont en terrain entièrement 3D dans la lignée de Mario Kart 64, et non le plan Mode 7 aplati de Super Mario Kart, et Dream Mix reconstruit le jeu vers ce rendu 64 bits au fil de l’accès anticipé. Les personnages et les objets restent des sprites billboard pré-rendus posés sur le monde 3D, à la manière du rendu pré-calculé de Donkey Kong Country, avec des bâtiments et des objets entièrement en 3D prévus pour remplacer une partie de ces sprites avec le temps. Le résultat sent la nostalgie sans être une copie directe d’un jeu en particulier.
C’est aussi un choix technique malin. Les sprites pré-rendus restent peu coûteux à afficher, s’animent bien dans n’importe quelle direction, et permettent à un studio d’une personne de livrer un jeu visuellement cohérent sans modéliser cent variantes de personnages entièrement en 3D. La bande-son va dans le même sens, avec des morceaux fantastiques proches du chiptune que le développeur décrit comme “sortis d’un jeu perdu des années 90”.
Si vous suivez notre couverture des renouveaux pixel art comme la prise 3D métroidvania d’Abyss x Zero sur le style pixel-punk d’Unsighted, ce type d’esthétique rétro assumée devient un sous-genre à part entière.
Le modding est intégré dès le premier jour
Au-delà de l’éditeur de circuits, le jeu est livré avec des ressources de modding pour les skins de personnages personnalisés. Le développeur précise explicitement que les skins s’ajoutent et ne remplacent rien, donc tout ce que la communauté construit s’empile par-dessus ce qui est déjà là. La musique personnalisée est supportée circuit par circuit. N’importe quel joueur de Trackmania sait combien le contenu communautaire peut étirer la durée de vie d’un jeu de course. Mythic Kart Maker mise sur cette même boucle.

L’intégration Steam Workshop sert de multiplicateur. Les circuits construits en jeu s’uploadent directement, les autres joueurs s’abonnent, et votre bibliothèque grandit à mesure que la communauté livre de nouveaux tracés. C’est exactement la boucle qui a fait de Super Mario Maker un phénomène de plusieurs années. Est-ce que Mythic Kart Maker atteindra cette échelle reste à voir, mais la plomberie est correcte.
Le rappel à la réalité de l’accès anticipé
Quelques points à connaître avant de cliquer sur acheter. C’est de l’accès anticipé, pas la version 1.0. Le jeu est sorti en accès anticipé le 1er mai 2026, et le développeur publie ses mises à jour publiquement via des devlogs Patreon et des notes de patch sur itch.io. Les récentes mises à jour post-lancement ont ajouté un mode Course dédié et retravaillé le Time Attack. Les retours sont encourageants mais l’échantillon est encore minuscule. La fiche Steam montre un petit groupe d’avis utilisateurs très positifs à l’heure où nous écrivons. À traiter comme un signal, pas comme un verdict.
Le prix est régional et changera lors de la 1.0. Le développeur a annoncé publiquement viser un prix de lancement de 15 dollars à la sortie complète, ce qui reste raisonnable pour un kart racer avec autant d’envergure.
Si vous aimez le genre et l’esthétique mais préférez acheter ailleurs que sur Steam, la page itch.io est aussi en ligne et mise à jour en parallèle de la version Steam. Cela vous laisse une seconde option d’achat si Steam n’est pas votre plateforme préférée.
Pourquoi ça compte
Les projets de développeurs solo qui livrent des outils de création complets en même temps que leur jeu sont rares. Mythic Kart Maker n’essaie pas de devenir le prochain Mario Kart. Il essaie d’être le Super Mario Maker des kart racers fantastiques, avec une seule personne qui porte les deux moitiés du pitch. Pour notre couverture d’autres lancements solo ou en petite équipe, voyez notre récap du Six One Indie Showcase 2026 et la récente preview du MIX Summer Game Showcase 2026.
Si le pipeline de l’éditeur tient la route, c’est le genre de jeu qui grossit tranquillement sur quelques années à mesure que la communauté empile les circuits. À mettre sur sa wishlist au minimum.
Écrit par
Florian HuetDev iOS le jour, dev de jeux indé la nuit. J'essaie de donner vie à GameDō Studio.
Je fais des jeux et je parle de ceux auxquels je n'arrive pas à décrocher.