Cursed Words transforme le Scrabble en roguelike et les joueurs Steam adorent
Le premier jeu de Buried Things pose la question : que se passe-t-il quand un jeu de mots arrête de se soucier des mots ? Trois jours après sa sortie, les joueurs Steam ont la réponse.
Vous commencez par épeler BUY. Puis GAME. Des mots normaux, des tuiles normales. Vingt minutes plus tard, vous placez des pièces d’échecs à côté de fractions sur un plateau qui ne ressemble plus à rien qu’Hasbro approuverait. Voici Cursed Words: The Word Game That Isn’t, sorti sur Steam il y a trois jours avec un taux d’approbation de 93%.
Développé par le studio britannique Buried Things et publié par Forklift Interactive, Cursed Words est un roguelike qui commence comme un Boggle et finit comme quelque chose de totalement méconnaissable. Les joueurs forment des mots sur une grille de lettres pour atteindre des objectifs de score, gagnent de la monnaie entre les manches, et la dépensent en améliorations qui déforment progressivement les règles. Les lettres deviennent des chiffres. Les chiffres deviennent des fractions. Les fractions deviennent des mains de poker. L’escalade est tout l’intérêt.

Ce que le jeu propose
Chaque run traverse cinq étapes avec deux rencontres et un boss par étape. Il y a 11 personnages jouables, chacun avec une approche fondamentalement différente de la construction de combos. Plus de 300 stickers et tampons forment le système d’amélioration, permettant de modifier les tuiles, multiplier les scores et empiler des synergies qui explosent dans les étapes avancées. Vingt boss sabotent votre plateau de manière créative, même si les joueurs habiles peuvent retourner leurs mécaniques pour multiplier leur propre score.
Le système de synergies parlera aux joueurs de Balatro. Les deux jeux partagent cet ADN de simplicité initiale qui se transforme en absurdité, empilant les modificateurs jusqu’à rendre le jeu original méconnaissable. La différence est le support. Là où Balatro utilise des mains de poker, Cursed Words utilise le vocabulaire. Ou du moins, il en donne l’illusion.
La partie “au-delà des mots”
Cursed Words ne reste pas un jeu de mots très longtemps. Les tuiles du Vide introduisent des valeurs négatives convertibles en tuiles brillantes à haut score. Les tuiles numériques fonctionnent comme des jokers verrouillés par position. Plus tard dans une run, le jeu introduit la notation échiquéenne, des fractions et des symboles abstraits qui remplacent complètement les lettres. Les 26 modes défi poussent le concept encore plus loin en réécrivant les règles fondamentales.

Le jeu se joue uniquement à la souris, en solo, et tournerait bien sur Steam Deck d’après les retours joueurs. Une run complète prend environ 30 à 45 minutes, avec les Challenge Crowns qui ajoutent des paliers de difficulté supérieurs pour ceux qui veulent repousser leur plafond de score.
Qui a fait ce jeu
Buried Things est un petit studio britannique cofondé par Niru Fekri-Arnold. L’éditeur, Forklift Interactive, a été créé par Andrei Podoprigora (ancien directeur éditorial chez tinyBuild) et Tucker Dean (ancien responsable produit chez Adult Swim Games). Le studio se concentre sur les “jeux intelligents, systémiques et infiniment rejouables”, ce qui colle parfaitement à Cursed Words.
Les chiffres
Trois jours après son lancement, Cursed Words affiche une note Très Positive sur Steam avec 93% de ses 113 avis positifs. Pas encore de score Metacritic, ce qui est normal pour un lancement indie modeste. Le jeu est proposé à 14,99 $ avec une réduction de lancement de 10% le ramenant à 13,49 $. Une démo gratuite reste disponible pour ceux qui veulent essayer avant d’acheter. Il y a 175 succès pour les complétionnistes.
Si vous aimez les roguelikes qui récompensent la maîtrise des systèmes, Cursed Words mérite votre attention. Il n’a pas besoin d’un vocabulaire immense. Il a besoin que vous pensiez en synergies.
Écrit par
Florian HuetDev iOS le jour, dev de jeux indé la nuit. J'essaie de donner vie à GameDō Studio.
Je fais des jeux et je parle de ceux auxquels je n'arrive pas à décrocher.